23 ans de prison pour le meurtrier de l’ingénieur stéphanois Benoit Nayme jugé en Angola

Photo ACTIV RADIO / Maître Buffard au premier plan, au procès du meurtrier de Benoit Nayme en Angola

Le meurtrier de Benoit Nayme, l’ingénieur stéphanois de 26 ans assassiné en Angola fin 2016, a été condamné lundi à 23 ans de réclusion par le tribunal de Cabinda.

Le jugement de cet Angolais considéré comme l’auteur du meurtre avec préméditation commis dans la résidence de la victime, avait été mis en délibéré à l’issue de deux journées d’audience, les 29 et 30 mai dernier. Un procès suivi sur place par plusieurs membres de la famille stéphanoise, ainsi que leur avocat.

« Parallèlement à son procès et à celui de quatre personnes jugées pour complicité ou recel, l’enquête se poursuit avec l’objectif d’identifier les commanditaires de l’assassinat », explique Me André Buffard.

Une affaire de corruption découverte par le Stéphanois ?

Parmi les pistes évoquées figure celle de l’éventuelle découverte d’une affaire de corruption par le jeune ingénieur que son employeur avait envoyé comme chef de projet sur une plateforme pétrolière en construction au Cabinda.

A la suite du décès, la famille du jeune ingénieur stéphanois s’était battue pour faire avancer l’enquête, en demandant l’exhumation du corps pour qu’une nouvelle autopsie soit effectuée en France, à l’Institut médico-légal de Saint-Etienne. La thèse initiale d’un cambriolage qui aurait mal tourné, le 30 novembre 2016, dans la résidence sécurisée où logeait Benoit Nayme, avait ensuite été abandonnée au profit de celle d’un homicide prémédité.

L’avancée de l’enquête a été permise par l’entraide judiciaire mise en place entre la France et l’Angola, ainsi que l’aide technique et scientifique (téléphonie et analyses ADN) de la police française.

Photo ACTIV RADIO / Maître Buffard au premier plan, au procès du meurtrier de Benoit Nayme en Angola

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