Accueil de réfugiés dans la Loire : pas d’actualité à Roanne et Montbrison

L'hôtel de ville de Roanne / Photo DR (illustration)

L’actualité du week-end dans la Loire, c’est la prise de position du maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, en faveur de l’accueil de réfugiés syriens dans sa ville, « en fonction des moyens » dit-il. Une réunion avec les différents acteurs sociaux est prévue mercredi. Qu’en est-il dans les deux sous-préfectures du département, Roanne et Montbrison ? La rédaction d’ACTIV a sondé les maires de ces deux villes.

« Oui, mais à trois conditions », dit Yves Nicolin

A Roanne, Yves Nicolin n’est pas vraiment sur la même longueur d’ondes que son homologue stéphanois et collègue de parti. Pour le député-maire Les Républicains de Roanne, sa ville pourrait être en mesure d’accueillir des réfugiés mais à trois conditions.
Premièrement « que l’Etat donne à ces réfugiés des papiers afin qu’ils puissent s’intégrer professionnellement et familialement », nous fait-il savoir. Deuxièmenent, « que ce soient des familles chrétiennes », car pour Yves Nicolin « elles ne représentent par le risque d’être infiltrées par des terroristes de Daech ». Enfin dernière condition pour l’édile roannais : « que l’état apporte aux communes les moyens financiers nécessaire ». Trois conditions qui – a priori – seront difficilement réunies, à l’heure où les dotations de l’état pour les communes fondent comme neige au soleil.

Du côté de Montbrison, le maire Christophe Bazile que nous avons croisé ce week-end ne semblait pas avoir encore réfléchi à cette question. Il nous a simplement fait remarquer que dans sa ville « les capacités d’accueil ne sont pas les mêmes qu’à Saint-Etienne. »

L'hôtel de ville de Roanne / Photo DR (illustration)

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