Agression d’un policier stéphanois : quatre footballeurs de l’AB Terrenoire en garde-à-vue

Photo DR / Illustration / Un véhicule de la police nationale

Quatre joueurs de l’AB Terrenoire, suspectés de violences sur un policier stéphanois de la BAC licencié à l’ASPTT Saint-Etienne, samedi après-midi, sont en garde-à-vue ce mercredi soir au commissariat central de Saint-Etienne. C’est ce que l’on apprend auprès du Parquet de Saint-Etienne. Deux joueurs de cette équipe stéphanoise, qui évolue en championnat critérium de foot loisirs, ont été interpellés mercredi matin à leur domicile. Les deux autres joueurs, qui étaient absents au moment de l’interpellation, se sont eux-même présentés aux services de police quelques heures plus tard.

« Les garde-à-vue des quatre joueurs devraient faire l’objet d’une prolongation », selon le procureur de la République de Saint-Etienne, David Charmatz. Ces interpellations interviennent après plusieurs dizaines d’auditions libres effectuées depuis dimanche par les enquêteurs de la sureté urbaine départementale auprès de joueurs présents lors de l’agression, samedi après-midi, ainsi que des dirigeants des deux clubs et des membres du corps arbitral.

Les motifs de l’agression restent à préciser

Le policier d’une trentaine d’années, frappé à coups de poing et de pied, s’est vu notifiée une Interruption totale de travail (ITT) de 21 jours. Outre l’enfoncement d’une de ses cavités orbitales, il souffre de fractures au nez et aux arcades sourcilières.

Suspectés de violences volontaires en réunion, dans une enceinte sportive, les footballeurs qui l’ont passé à tabac, avant que d’autres joueurs n’interviennent, pourraient avoir voulu « se payer un flic », selon le syndicat Alliance police nationale dont est membre la victime.
« Les agresseurs l’ont reconnu et l’ont bien identifié comme étant un policier de la BAC de Saint-Etienne », avait précisé samedi soir Pierre Cognard, secrétaire départemental du syndicat. Une affirmation qui « n’a pas été confirmée par les premières auditions », avait réagi le parquet stéphanois.

Photo DR / Illustration / Un véhicule de la police nationale

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