« Aucune information quant aux modalités de départ »

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Les raisons de ce mouvement ?
 » Ce basculement police – gendarmerie nous semble inadapté. On a un commissariat qui fonctionne très bien. La population est plutôt satisfaite de nos services. Donc on ne comprend pas pourquoi supprimer notre commissariat !  »

De commissariat à gendarmerie…

« A notre niveau, on n’a pas d’explication » (NDLR: ce changement fait suite à la Réforme générale des politiques publiques.) « Force est de constater qu’on assiste à un démantèlement du service public. Aujourd’hui, aucune garantie n’est offerte aux Montbrisonnais pour la suite. »

La mobilisation ?

« Depuis 17 heures, mercredi, on a décidé d’occuper le terrain pour que les gens se rendent bien compte du malaise. (…) Pour l’instant, devant le commissariat, nous avons installé des toiles de tente, avec le nécessaire pour manger et dormir parce qu’on occupe le terrain 24 h/24. Les Montbrisonnais sont invités à venir nous voir, signer une pétition pour ceux qui veulent nous soutenir. »

Ce n’est pas une grève…

« Dans notre métier, nous n’avons pas le droit de grève. Nous faisons notre action sur notre temps de repos. Et ça va durer comme ça le temps qu’il faudra, pour une durée indéterminée, en attendant une réponse de notre ministère. »

Les conséquences de cette fermeture prévue le 1er août ?

« Une cinquantaine de familles (NDLR: le commissariat compte 48 salariés), environ 300 personnes, seraient délocalisées. En sachant tout ce que cela implique: les enfants seraient déracinés de la région montbrisonnaise, il y aurait aussi un impact économique sur le secteur de Montbrison (…) »

Propos recueillis par Anaïs Sainz (avec Cyril Michaud)