Cinq renvois en correctionnel après l’incendie d’un baraquement de « gilets jaunes » à Saint-Etienne

Les gilets jaunes et la foule ont été dispersés par les gazs lacrymogènes, place Jean-Jaurès, à Saint-Etienne, le 22 décembre.
crédit photo : AFP

Les quatre individus, qui ont incendié un baraquement de « gilets jaunes » après avoir aspergé de carburant les deux occupants présents sur place dimanche matin, à Saint-Etienne, ont été remis en liberté mardi soir, après deux jours de garde-à-vue.

 Jugés le 19 mars

Agés d’une vingtaine d’années, ils devront répondre le 19 mars prochain de destruction de biens par incendie et de violence volontaire avec arme. Dimanche matin, ils avaient pénétré un peu avant 6 heures du matin dans la vaste construction en bois de « gilets jaunes », d’une cinquantaine de mètres carrés (chauffée par un poêle bois et éclairé par un groupe électrogène), édifiée sur le rond-point de Méons, avec des jerricans remplis de produit inflammable. Ils en avaient déversé sur la cabane et sur les deux quinquagénaires, un homme et une femme, qui assuraient une présence sur le site, ainsi que sur le yorkshire de la dame. Menaçant de tous les faire brûler avec le baraquement en bois.

L’une des deux victimes également poursuivie

Parmi les victimes, le quinquagénaire se retrouve lui-aussi convoqué devant le tribunal correctionnel, pour avoir brandi un couteau de poche en direction d’un des agresseurs. Et le tribunal devra déterminer si la destruction par le feu d’une moto stationnée sur le campement est de son fait ou de celui des incendiaires.

Les « gilets jaunes » de Méons ont quant à eux décidé de ne pas baisser les bras. Au cours de la journée de lundi et de celle de mardi, ils ont reconstruit un baraquement en bois de grande dimension.

Les gilets jaunes et la foule ont été dispersés par les gazs lacrymogènes, place Jean-Jaurès, à Saint-Etienne, le 22 décembre. crédit photo : AFP

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