Hormone de croissance: relaxe des deux prévenus !

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La décision est tombée. La cour d’appel de Paris a jugé ce jeudi « qu’aucune faute » pénale n’avait été commise par les deux scientifiques poursuivis dans l’affaire de l’hormone de croissance ; un traitement subi par de nombreuses personnes victimes de troubles de croissance qui voulaient gagner des centimètres et qui, au final, y ont laissé leur vie… Depuis 1991, 120 morts ont en effet été recensés, parmi lesquels le fils de Jeanne Goerrian, décédé à l’âge de 24 ans de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.
« Une catastrophe judiciaire »
Depuis, cette habitante de Saint-Chamond a créé l’Association des victimes de l’hormone de croissance (AVHC) et se bat, jour après jour, pour que justice soit rendue. C’est dans ce contexte qu’un ancien responsable de laboratoire et une pédiatre se sont retrouvés devant la justice. Il leur était reproché d’avoir commis une série de négligences dans l’élaboration du traitement à l’hormone de croissance. Mais à la surprise générale, contre l’avis du parquet qui avait requis à l’automne dernier (NDLR: lors du procès en appel) trois ans de prison avec sursis à leur encontre, la relaxe générale a été prononcée. « Une catastrophe judiciaire » selon Jeanne Goerrian, que la rédaction d’ACTIV a pu joindre, ce jeudi matin, depuis Paris. Écoutez.

Cyril Michaud (propos recueillis par Anais Sainz)