Incidents à Nice : l’ASSE convoque les supporters

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Le président du directoire de l’AS Saint-Étienne, Roland Romeyer, a décidé de prendre le taureau par les cornes. Il faut trouver des solutions, et vite, pour éviter que des incidents, comme ceux survenus dimanche à Nice, se reproduisent.

Alors que le club est critiqué de toute part, les dirigeants stéphanois ont décidé de réunir ce mercredi les représentants des groupes de supporters afin de revenir sur les récentes échauffourées, tenter de renouer le dialogue et surtout trouver des solutions, d’après les informations recueillies par  La Tribune/Le Progrès.

La solution ?  Elle semble toute trouvée pour le président de la Ligue de football professionnel : « La répression ! »,  prônait Frédéric Thiriez dans un communiqué publié le soir des faits.

Pour Ludovic Lestrelin, sociologue spécialisé dans les dérives du supportérisme, si la répression est nécessaire, elle peut être à double tranchant :

Et pourquoi ne pas s’inspirer des politiques menées à l’étranger en matière de lutte contre le hooliganisme ? Ludovic Lestrelin prend notamment l’exemple de l’Allemagne où, depuis des années, les autorités misent sur le dialogue :

Par ailleurs, dans une lettre ouverte adressée mardi soir aux instances du football français et aux ministère de l’Intérieur et des Sports, l’AS Saint-Étienne explique que son rôle n’est pas de faire la police dans les tribunes. Le club estime que les amendes et autres retraits de points n’éradiqueront pas la violence. Il demande l’organisation d’une table ronde réunissant les acteurs concernés y compris les associations de supporters.

Malgré tout en France, les violences dans les stades ont baissé en 2012/2013

En dépit du climat ambiant délétère après les échauffourées de Nice mais aussi la bagarre générale qui a fait six blessés à l’issue d’un match ce week-end en région parisienne, les chiffres de la violence dans le football sont plutôt rassurants.

Une étude de l’observatoire de la délinquance montre une diminution de 11% du nombre d’agressions sur les terrains ou dans les tribunes du football amateur, la plupart des cas concernant des dérapages verbaux.

Autre chiffre : seulement 2% du million de matches de football amateur organisés la saison dernière en France ont connu des  incidents ; ce qui signifie qu’environ 980 000 rencontres se sont déroulées sans heurt…