La Chorale rechute contre l’ASVEL (67-58)

Georges Burellier

Nouvelle désillusion pour la Chorale de Roanne lundi soir : elle s’est inclinée à Villeurbanne dans le derby contre l’ASVEL (67-58), alors qu’elle avait survolé la première mi-temps. Le scénario est toujours le même pour les basketteurs roannais : ils font la course en tête avant de s’écrouler dans le money time. A l’Astroballe, les joueurs de Luka Pavicevic ont dominé les débats durant les deux premiers quarts temps (33-41, 20e) et ont résisté dans le troisième, avant de baisser pavillon lors de l’ultime période. Adroite jusque-là, la Chorale a manqué ses shoots ouverts et ses lay-ups. Mais surtout, c’est sa boulimie de pertes de balle et sa mauvaise habitude de laisser des secondes chances à ses adversaires qui ont anéanti les espoirs des Choraliens. Ils ont été limité à seulement 17 points après la pause, incapables de trouver la parade face à une ASVEL revigorée par la montée en puissance d’Edwin Jackson (16 pts et 6 rbds) et l’expérience d’Amara Sy (17 pts et 10 rbds).

Appliqué et performant en première mi-temps, Yohann Sangaré (10 pts et 2 passes) a échappé des ballons crucieux dans l’ultime période. Sa rotation Mark Lyons, davantage scoreur (9 pts, 1 passe et 1  balle perdu) qu’organisateur, a assuré le spectacle mais n’a pas pris ses responsabilités en fin de match, à l’instar d’une majorité de ses coéquipiers. Avec un Kim English en phase de découverte et un Jamelle Hagins plus que jamais sur la selette, cette Chorale n’a pas su trouver la réponse collective adaptée. Son manque de lucidité lui a été encore une fois de plus fatale : la Leaders Cup s’éloigne, la zone rouge se rapproche… Les Roannais seront de nouveau dos au mur lors de la réception de Pau lundi prochain.

Réaction

Georges Burellier

Journaliste
Commentateur des matchs de la Chorale de Roanne