La direction de Praxair déboutée devant le TGI de Saint-Etienne

photo ACTIV RADIO

La direction de Praxair Surface Technologies a été déboutée par le juge des référés de Saint-Etienne à qui elle demandait qu’il ordonne la levée du blocage de l’accès des véhicules dans cette entreprise stéphanoise.

Jeudi après-midi, quelques heures après l’audience, la présidente du TGI de Saint-Etienne, Pascale Vernay, écrit dans son jugement « n’y avoir lieu à référé sur les demandes présentées par la société Praxair Surface Technologies et les rejetons ». Elle condamne par ailleurs cette dernière aux frais de justice et « à payer aux défendeurs la somme globale de 1.000 € ». « La médiation envisagée ne peut être ordonnée faute de consensus sur ce point », ajoute-t-elle.

Dans ses attendus, le juge des référés indique qu’ « il appartient à l’employeur qui invoque un trouble manifestement illicite de démontrer l’existence de circonstances pouvant le caractériser ».

L’argument du risque d’explosion pas retenu

« En l’espèce il n’est pas allégué qu’il est porté atteinte à la liberté d’aller et venir des personnes désirant se rendre sur le site de la société Praxair à Saint-Etienne, ni à la liberté de travailler des salariés non-grévistes », conclut-il. Dans son jugement, le juge ignore par ailleurs le « risque d’explosion si l’entreprise n’est plus approvisionnée en gaz » brandi jeudi matin à l’audience lors de sa plaidoirie par Me Sophie Peltier-Paya, avocate de Praxair.

François Dumoulin, l’avocat des six salariés et de l’union locale CGT assignés en référé avait répondu ce « prétendu risque est avancé en désespoir de cause par l’entreprise pour tenter de faire pression sur la justice, alors qu’il n’est même pas évoqué dans l’assignation ». La grande majorité des salariés de production de cette entreprise de traitement de surface qui emploie 95 personnes en est à son 11ème jour de grève, avec piquet de grève, à la suite d’un désaccord sur le niveau de revalorisation salariale prévu pour 2018.

photo ACTIV RADIO

Journaliste