L’Astronef – planétarium ne demande pas la lune !

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Avoir des bons résultats ne garantit pas pour autant des lendemains heureux. Ainsi pourrait-on résumer la situation dans laquelle se trouve actuellement l’Astronef – planétarium de Saint-Étienne. « Si le bilan est positif, les perspectives pour 2011 restent floues », résume le directeur du planétarium, Jacques Guarinos… En effet, le planétarium peut s’enorgueillir d’avoir passé un bel été: 5015 visiteurs sur juillet – août. Il fait suite à une saison 2009 – 2010 record, où 16 224 visiteurs (scolaires et loisirs) ont poussé les portes de l’Astronef, soit une augmentation de 11 % par rapport à l’année précédente !
Quel statut ? Quel budget ? Quelles activités ?
Malgré tout, malgré ces excellents résultats et les projets à venir (NDLR: le 23 octobre, le public pourra découvrir la 20e production de l’Astronef qui s’intitule: « Planète, voyage dans le système solaire), l’avenir de la structure n’en demeure pas moins incertain. « L’équipe de l’Astronef doit se contenter de faire des plans sur la comète »… Le contrat de délégation de service public qui lie l’association Saint-Étienne Astronef à la ville de Saint-Étienne arrivera en effet à échéance le 31 mars 2011. Ensuite ? C’est le flou total. Une étude entreprise par la municipalité stéphanoise, visant à définir un nouveau cahier des charges est en cours. « Nous avons quelques inquiétudes. La ville étant dans une situation budgétaire délicate, elle a le soucis bien légitime de faire des économies, ce que nous comprenons », souligne Jacques Guarinos. Reste à savoir à quelle sauce va être mangé le planétarium ? « L’équipe ignore toujours ce que seront le statut de l’établissement, son budget ou même ses activités. »
Prêt à consentir un effort…
L’Astronef ne demande pourtant pas la lune. Juste à être rassuré, sur un futur qui s’écrit pour l’instant en pointillé. « S’il le faut, nous avons la possibilité de réduire de 10 % le montant de la subvention d’équilibre que la ville nous verse… En gros: 500 000 euros (masse salariale comprise). On peut envisager une réduction de 10 %. Mais notre inquiétude vient pour le moment du fait que nous avons entendu beaucoup de discours dans lesquels les mots rentabilité et performances économiques revenaient. Des personnes nous ont tenu des propos qui nous ont inquiété. J’espère que l’étude qui est en cours tiendra compte de notre dimension culturelle de façon à ne pas amputer de manière inconsidérée le budget du planétarium. Et pour dire les choses concrètement: de façon à ne pas menacer les emplois au planétarium. » Une structure qui emploie actuellement 10 personnes, dont 8 temps plein.

Cyril Michaud, avec Anaïs Sainz