Le CHU de Saint-Etienne va devoir améliorer l’accueil des patients en psychiatrie

Image d'illustration / Photo DR

Deux mois et demi après sa venue à Saint-Etienne, la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté a émis une série de préconisations pour un meilleur accueil des patients admis en psychiatrie, au CHU de St Etienne. Un rapport accablant a été remis il y a quelques semaines, évoquant des conditions d’accueil « d’indignes » par la contrôleure, Adeline Hazan. Alors qu’est-ce qui est reproché au juste au CHU de Saint-Etienne ?

 

Contentions et isolements abusifs

Adeline Hazan a visité le CHU de Saint-Etienne, du 8 au 15 janvier dernier. Et elle particulièrement été choquée par plusieurs situations. Notamment le fait que 13 patients soient allongés sur des brancards dans les couloirs des urgences, dont 7 personnes faisant l’objet de contention abusive, sans pouvoir se changer ni même se laver pendant plusieurs jours. La contrôleure dénonce aussi des mesures d’isolement très fréquente, même pour des patients non agités, avec l’exemple d’une femme admise depuis plusieurs mois dans une chambre ordinaire avec les toilettes fermés à clés et 4 sorties d’1/4 d’h par jour pour aller fumer. Enfin, Adeline Hazan a constaté « un défaut d’explication de leurs droits aux patients. »

La contrôleur générale des privations de liberté préconise donc : la fin immédiate des atteintes aux droits des patients ;

                                                                                                                     une réflexion institutionnelle concernant les pratiques d’isolement ou de contention ;

                                                                                                                     et une formation sur l’accès aux droits qui devra être dispensé aux soignants.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme qui n’hésite pas à parler de « maltraitance » de la part des personnel en psychiatrie à l’égard des patients au CHU de Saint-Etienne…

 

La CCDH s’est également « indignée » de la pratique de stimulation cérébrale profonde, qui consiste en l’implantation d’électrodes dans le cerveau, ce qui entraine des lésions.

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