Livraisons bloquées : des commerces ont fermé leurs portes

Intermarché MONISTROL

Le commerce de centre-ville n’est pas le seul à être très impacté par le mouvement social des Gilets jaunes. A l’image de l’Intermarché de Monistrol-sur-Loire, qui compte 130 salariés, dont les portes ont été fermées vendredi soir pour une durée indéterminée à cause du blocage de ses approvisionnements.

Un barrage depuis le 4 décembre

« Nous avons demandé à la Direccte la mise au chômage partiel de notre personnel, qui représente une centaine d’équivalent temps plein », explique Julien Penot, le gérant de ce grand supermarché dont l’accès des camions de livraison est empêché par un barrage de gilets jaunes, jour et nuit, mis en place le 4 décembre. La station-service de l’établissement, situé à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Saint-Etienne, était quant à elle déjà fermée depuis plusieurs jours.

Rayons vides et chômage partiel

« Nous n’avons évidemment plus de produits frais, mais les rayons de conserves et de pâtes sont eux-aussi vides », déclare le gérant de l’enseigne Intermarché de la deuxième ville de la Haute-Loire, car les clients ont afflué face à la crainte de pénurie. « La demande de prise en charge par l’Etat du chômage partiel du personnel a été faite jusqu’au 31 décembre, avec toutefois l’espoir de pouvoir reprendre l’activité avant cette date », souligne Julien Penot, qui a une lueur d’espoir de pouvoir se faire réapprovisionner si la levée du barrage de ce lundi matin, est maintenue. Pour montrer le caractère inédit de la mesure prise, il déclare : « Ni mes parents, ni mes grands-parents n’avaient eu à fermer le magasin », précisant qu’ « un samedi représente le chiffre d’affaires de 2,5 jours de semaine ».

Journaliste
Chroniqueuse