Loire : les violences faites aux femmes ont augmenté de 20% en 2018

CONVENTION VIOLENCE 2

En 2018, dans la Loire, 776 faits de violences conjugales ont été signalées aux autorités. Un chiffre en hausse de 20% par rapport à l’année précédente.

L’importance de la main courante

L’augmentation des plaintes déposées a un aspect positif : les femmes subissent de moins en moins sans le dire. Elles sont d’ailleurs de plus en plus jeunes : 20-25 ans contre 40-45 ans dans le passé. Ces dernières attendaient (trop longtemps) avant de parler. Les campagnes de sensibilisation, les témoignages et le maillage associatif existants n’y sont pas étranger. 776 dossiers de violences conjugales ont donc été traitées en 2018 dans le Département. Les autorités judiciaires insistent sur l’importance de la main-courante : « elle peut révéler des situations plus graves… Parfois la victime veut juste se protéger de l’avenir. C’est aux services de police et gendarmerie de bien analyser la situation, de voir s’il y a des enfants, voir le traumatisme subi et s’il ne faut pas engager la personne à déposer plainte. »

Signature de la convention

Signature de la convention

Une convention signée

Une convention entre la Préfecture de la Loire, le Département, le parquet de Saint-Etienne, Roanne et les services de police a été signée ce lundi. Elle est destinée à responsabiliser tous les acteurs, le procureur stéphanois David Charmatz : « à responsabiliser tout d’abord les services de police et de gendarmerie. Quand une femme dépose une main-courante, ce n’est pas seulement quatre lignes sur un registre. C’est aussi une prise en compte d’une situation, d’une vigilance, de façon à ne pas passer à côté de violences conjugales avérées. » Un lien est établi dans la foulée avec les associations.

 

Journaliste
Chroniqueuse