Nantes 0 – 3 ASSE : Taillés pour rêver plus grand

victoire ASSE à Nantes 1er avril

Auteurs d’une performance majuscule sur la pelouse d’une équipe jusque là solide, les Verts ont enfin atteint la barre symbolique des 42 points. Ils sont désormais plus que jamais candidats à une place européenne. Ils ont tout simplement évité un mauvais poisson d’avril à Nantes.

 

Diaboliques d’efficacité

Le début de match a été largement à l’avantage des hommes de Jean-Louis Gasset, qui se procuraient une triple occasion de haut vol, avec une tentative de retournée acrobatique de Subotic, contrée, puis une frappe de Cabella détournée sur sa ligne par un défenseur nantais. Avant que Debuchy ne voit sa reprise acrobatique, elle aussi, passer au-dessus de la cage de Tatarusanu (0-0, 3′). Entrée en matière tonitruante qui venait valider la volonté de Gasset de « venir à Nantes pour gagner ». Une volonté matérialisée dès la 17′, grâce au troisième but de Mathieu Debuchy sous la tunique verte. L’ancien gunner servi en retrait par un centre de Cabella (0-1, 17′). Les Verts faisaient fructifier leur premier temps fort du match. Et heureusement, car les Verts s’endormaient dans les vingt-dernières minutes du premier acte, laissant Nantes prendre de la confiance et se procurer des occasions, par l’intermédiaire de Sala (23′), El Ghanassy (31′) et Bammou (33′). Les Verts qui rentraient finalement au vestiaire avec cette avance, fragile mais méritée.

 

Cabella assomme les Canaris en 10 minutes

Au retour des vestiaires, les Verts restaient encore un peu pâles. Et pourtant, ils faisaient preuve d’une maturité impressionnante en abandonnant le ballon aux Canaris pour mieux les punir en contre-attaque. L’ASSE faisait le break après un ballon perdu au milieu de terrain par un défenseur nantais, Bamba lançait Cabella qui s’en allait fusiller Tatrusanu (0-2, 54′). Et sur une autre transmission approximative, Cabella récupérait le ballon comme un grand et affolait les défenseurs canaris – qui faisaient face à une vague verte de 5 attaquants. Et dans ce qui aurait pu passer pour un excès d’individualisme, Cabella ouvrait son pied pour ajuster Tatarusanu (0-3, 63′). Les Verts déroulaient ensuite et ne prenaient plus aucun risque, mais arrivaient à se montrer dangereux à chaque attaque.

 

À une semaine d’un match de gala, face au PSG, les Verts se replacent très clairement dans la course à l’Europe. Car rêver plus grand n’est pas que l’apanage du club de la capitale.

Journaliste