Naouri tente d’apaiser les inquiétudes des salariés de Casino

Le siège de Casino à Saint-Etienne / photo ACTIV

Les 77.000 salariés de Casino dans l’Hexagone ont reçu ou vont recevoir un courrier de leur président qui veut tenter de les rassurer après l’ouverture d’une procédure collective devant le tribunal de commerce de Paris pour la maison-mère Rallye, confrontée à un endettement élevé.

Dans sa lettre, Jean-Charles Naouri explique qu’il s’agit d’une « démarche de protection (…) destinée à mettre un terme aux attaques répétées et de grande ampleur de la part de fonds spéculatifs, dont Casino est la cible depuis de longs mois ». Il affirme que « cette décision n’a aucune conséquence opérationnelle, sociale, ni financière pour le groupe Casino, dont Rallye demeure l’actionnaire de contrôle ».

Des salariés dubitatifs face à la situation

Après les premières annonces apprises par les médias, jeudi et vendredi, certains salariés du siège ont exprimé de la confiance envers leurs dirigeants. Tandis que d’autres déploraient « une communication mal vécue, opaque et a minima ». Evoquant parfois « un double discours : on essaie de nous rassurer tout en nous incitant à aller voir ailleurs ». Au siège social stéphanois, l’effectif serait tombé bien en-dessous de sa capacité de 2.200 personnes.

Parmi les syndicats, la CFDT avait tiré le signal d’alarme en mars en interpellant les dirigeants à propos des conséquences de leur stratégie sur le niveau d’activité et d’emploi. Le député de la Loire, Régis Juanico, a indiqué ce week-end qu’il va « à nouveau écrire au président du groupe de distribution pour tenter d’obtenir les réponses aux questions que je lui ai déjà posé voici deux mois ». De son côté, le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau a rappelé samedi dans un communiqué que l’histoire de Casino est intimement liée à celle de la ville dont il est le maire.

Le siège de Casino à Saint-Etienne / photo ACTIV

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