Rachat de l’ASSE : la vérité selon Jacques Pauly

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Jacques Pauly, l’homme qui voulait racheter l’AS Saint-Etienne en 2009, avait convoqué la presse hier pour faire la lumière sur le différend qui l’oppose au club et au Crédit Agricole Loire Haute-Loire. Ses explications n’ont toutefois pas permis de percer le mystère de son projet avorté et des 400 millions d’euros qu’il aurait perdu dans l’histoire…

Il devait révéler toute la vérité, mais difficile en effet d’y voir plus clair après une heure et demi d’une conférence de presse aussi floue que poussive. Assisté par Laurent Roussey, celui qui devait être le manager général des Verts dans son projet, Jacques Pauly a présenté une quinzaine de documents, autant de preuves selon lui du différend qui l’oppose à Roland Romeyer et surtout au Crédit Agricole Loire Haute-Loire, accusé d’avoir détourné les 400 millions d’euros d’euros qu’il aurait déposé à la banque en 2009 pour reprendre 40% des parts du club stéphanois.

Des éléments qui n’avaient pas convaincu le parquet du Puy-en-Velay en 2016, classant l’affaire sans suite, mais le président-fondateur du nébuleux groupe Jason n’a semble-t-il pas renoncé à obtenir réparation en portant l’affaire devant le parquet de Saint-Etienne au début du mois. Jacques Pauly croit toujours en la possibilité de se mettre autour de la table avec l’état major des Verts, le maire de Saint-Etienne et le directeur du Crédit Agricole ; on a du mal à imaginer que la réciproque soit vraie.

L’ASSE comme support de communication du « capitalisme social »

Il faut dire que le programme X3 pour lequel il a choisi l’ASSE comme support de communication n’est pas des plus limpides : l’homme d’affaires se présente comme l’apôtre du capitalisme social
et promet des projets pilotes et des emplois sur la région stéphanoise, soutenus par de mystérieux investisseurs étrangers. Il est surtout connu pour avoir déjà fait faux bond à plusieurs clubs dans les années 90, de Mirande à Rouen en passant par les Girondins de Bordeaux. L’AS Saint-Etienne n’a visiblement pas eu envie de s’ajouter à la liste.

Au micro d’Activ, Jacques Pauly a livré son sentiment sur l’affaire et clamé son souhait de mener à bien son projet :

A noter qu’au cours de cette conférence de presse à laquelle était présent Adao Carvalho, Jacques Pauly a affirmé qu’il s’était manifesté auprès de la banque Lazard mandatée pour trouver un repreneur à l’ASSE, et que Peak 6 s’était rapproché de lui au cours du processus de négociation que le fonds d’investissement américain avait entamé avec le club stéphanois. Laissant entendre que son histoire avait pu inciter la société de Chicago à se retirer…

Journaliste
Commentateur des matchs de la Chorale de Roanne