Rive-de-Gier : les habitants parlent de « ghetto » ou de « zone de non-droit » pour décrire leur ville

Le maire lors du rassemblement après la profanation du monument au mort en mars

« Ghetto », ou « zones de non-droit », les habitants de Rive-de-Gier utilisent des mots forts pour décrire leur ville. Plusieurs centaines d’entre eux mais aussi des voisins de Saint-Chamond, Saint-Bonnet-le-Château ou le Coteau étaient réunis ce lundi soir place du général Valluy, trois jours à peine après la dégradation du monument aux morts. Tous sont excédés par l’insécurité montante depuis plusieurs mois causée par des délinquants. La fermeture du commissariat est aussi pointée du doigt. Incendies de véhicules, actes de vandalisme, insultes, intimidations… Les Ripagériens dénoncent une situation préoccupante :

Le maire réclame le soutien de l’Etat

Lors du rassemblement, le maire Jean-Claude Charvin a pris la parole en présence du président de la Loire, Bernard Bonne, du sénateur Maurice Vincent mais aussi du secrétaire général de la Préfecture, Gérard Lacroix. L’élu local réclame justement le soutien de l’Etat : « nous avons besoin d’interventions efficaces et d’une justice qui soit appliquée », provoquant à trois reprises les applaudissements. Le maire vise une vingtaine de jeunes, bien connus des services de police. Par ailleurs, des gerbes de fleurs ont été déposées, et une marseillaise entonnée a capella.

Le monument aux morts nettoyé

Le monument aux morts nettoyé

Le maire lors du rassemblement après la profanation du monument au mort en mars

Journaliste
Chroniqueuse