Saint-Étienne : 14 militants de l’Action française en garde-à-vue

hôtel Ibis

Quatorze militants et sympathisants de l’Action française ont été interpellés et placés en garde-à-vue vendredi soir à Saint-Étienne, en marge de la création d’une section locale et d’une conférence sur Charles Maurras.

Quatre membres de l’Action française, dont un mineur, qui étaient porteur de poings américains et de matraques télescopiques, devaient être présentés samedi après-midi au parquet de Saint-Étienne pour « participation à un attroupement armé ».

Ils ont été interpellés en fin d’après-midi à Saint-Étienne, alors qu’une contre manifestation réunissant 110 « antifas » avait été organisée pour tenter de s’opposer à la création d’une section locale de l’Action française.

Par ailleurs, dix sympathisants du mouvement royaliste, trouvés porteurs de bâtons « pour se défendre », ont été interpellés et placés en garde-à-vue plus tard dans la soirée. Ils ont été remis en liberté samedi, après avoir reçu un rappel à la loi de la part d’un officier de police judiciaire.

60 policiers mobilisés

Vendredi, vers 19h30, une soixante de policiers ont été mobilisés pour empêcher les « antifas » d’atteindre l’hôtel Ibis du quartier de La Terrasse, où le président du comité directeur et membre du bureau politique de l’Action française, Stéphane Blanchonnet, s’apprêtait à donner une conférence sur Charles Maurras, à l’occasion du 150ème anniversaire de sa naissance.

Les membres de l’Action française présents dans l’hôtel, dont la direction avait reçu des appels téléphoniques menaçant de « tout casser » si la réunion se tenait, ont été exfiltrés par la police qui a empêché tout contact entre les deux groupes.

« Pression et intimidation »

Faisant référence aux « pressions, à l’intimidation, aux menaces physiques et sur les réseaux sociaux en tout impunité », dénoncés par son mouvement, Stéphane Blanchonnet a déclaré « c’est impressionnant tout ce qui peut être fait dans ce pays pour tenter d’empêcher la tenue d’une conférence ».

Il toutefois précisé que « la mission a été accomplie pour l’Action française, qui a finalement pu créer sa section locale et organiser la conférence prévue », dans la Brasserie de Maitre Kanter de l’hôtel Ibis du quartier de Châteaucreux.

Journaliste
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