Santé : les personnels de psychiatrie en grève place de l’Hôtel de Ville

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Infirmiers, aide-soignants et personnels de psychiatrie du CHU de Saint-Etienne se sont rassemblés ce jeudi midi face à la mairie stéphanoise. Conditions de travail difficiles, fermeture de lits… ils veulent sensibiliser la population et demandent plus de moyens.

La qualité des soins revendiquée

« Les conditions d’accueil des patients de psychiatrie se dégradent depuis des années » explique Julie, infirmière depuis 4 ans en psy, « l’austérité, c’est bien mais pas avec la santé… la situation devient intolérable ». En juin 2017, plusieurs lits étaient fermés en raison de la pénurie médicale. Le personnel pointe donc du doigt le manque de moyen humain : « nous avons besoin de médecin » mais aussi la dignité des patients. « Actuellement, l’un d’entre eux est dans un bureau médical sans toilette ni point d’eau. On ne peut plus travailler dans l’humain, c’est du bricolage ! ». Le collectif psy réclame donc la réouverture des lits, la titularisation des agents contractuels, et de pouvoir repenser la formation des personnes qui souhaitent travailler en psychiatrie.

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Un rapport qui a fait du bruit en mars

En mars dernier, le contrôleur général des lieux de privation de liberté saisissait en urgence le gouvernement. Contentions injustifiées, attente jusqu’à sept jours sur des brancards… Des soupçons de maltraitance émanaient du CHU de Saint-Etienne. « On rejoint tout à fait ce qui a été dénoncé » explique Claudine représentante personnel FO, « mais on fait avec les moyens du bord ». Michaël Galy, directeur général du CHU a par ailleurs annoncé la construction d’un nouveau pôle unique de psychiatrie, représentant un investissement de 25 millions d’euros, à proximité des urgences à un horizon de 3 ans.

 

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