Trois migrants roumains et deux de leur soutien devant la justice

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Trois pères de famille roumains et deux bénévoles d’associations de soutien comparaissaient ce midi devant le tribunal correctionnel pour « dégradation de porte ». En octobre 2017, ils avaient hébergé des familles de migrants dans un bâtiment stéphanois sans autorisation.

« Le débat est ailleurs »

« Les températures étaient proches de zéro, il fallait trouver une solution«  insiste Yves Scanu-Combat du collectif Pour que personne ne dorme à la rue et Agir Ensemble. A l’automne 2017, il tente de s’installer dans un immeuble vide et voué à la démolition pour mettre à l’abri des familles avec enfants.« Cette action faite en désespoir de cause fait suite à de multiples démarches auprès du 115, de la cohésion sociale, de la préfecture… Ces gens ne font pas de tourisme ». Il était, avec quatre personnes, convoqué devant les juges pour expliquer les faits : « j’espère que ce procès mettra surtout en avant les difficultés de logement des migrants ».
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Un rassemblement de soutien

Plusieurs associations qui se battent pour les conditions de vie des migrants étaient réunies devant le tribunal. Citons notamment la Cimade, Emmaus, le collectif RomEurope. « De plus en plus de français prennent conscience de la situation, c’est un bon signe pour l’avenir » . Sur les pancartes apposées près des marches, on peut lire : un toit pour tous, liberté d’installation et de circulation, Roms = Hommes
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Journaliste
Chroniqueuse