Violences conjugales : 390 femmes et enfants pris en charge dans la Loire depuis le début de l’année

VIOLENCES CONJUGALES

Une réunion s’est tenue ce mercredi en préfecture de Saint-Etienne en présence du préfet et du procureur de la République.

65 places d’hébergement dédiées aux victimes

Le grenelle des violences conjugales vient d’être lancé par le gouvernement avec une consultation qui doit durer 3 mois. Au niveau local, les partenaires institutionnels et associatifs entendent aussi se mobiliser pour enrayer le fléau. Thierry Marcillaud est le directeur de la cohésion sociale : « plusieurs sujets ont été abordés comme le recueil des plaintes à l’hôpital, le repérage des victimes ou leur hébergement ». Il existe 65 places dédiées aux femmes victimes de violences à l’échelle du département de la Loire. Au-delà, des chambres d’hôtel sont mobilisées si nécessaire.

La parole se libère

« La réflexion que l’on mène est de rééquilibrer ses places sur le Roannais. » ajoute Thierry Marcillaud. Depuis le début de l’année 2019, 390 femmes ont été prises en charge par les services de l’Etat (dont 129 enfants) avec une moyenne de 50 jours avant un retour à domicile ou une prise en charge chez la famille. Dans la Loire aussi le phénomène augmente puisqu’en 2018, ce chiffre était de 350. « On peut l’expliquer par les faits bien sûr mais aussi par la libération de la parole des femmes qui décident de dire stop », explique Pauline Chassain déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité. Dernier dispositif en date dans le département : les « bons taxis » qui permettent la mise en sécurité en urgence des victimes grâce aux taxis partenaires dans le Nord et Sud. 25 femmes et 35 enfants en ont bénéficié depuis 1 an et demi.

Les numéros à retenir : 17 – Police Secours  / le 115 / le 3919 qui renvoie vers  SOS violences conjugales, le siège est situé au 96 rue Bergson à Saint-Étienne (04-77-25-89-10) / Le CIDFF informe de son côté sur les aspects juridiques

 

Journaliste
Chroniqueuse