Violences conjugales : « la peur doit changer de camp » dit le Procureur de Saint-Etienne

VIOLENCE CONJUGALE
Main d'une femme qui dit stop *** Local Caption *** « J’ai subi trente ans de violence conjugale »
Société. La femme violentée par son conjoint a honte et se croit coupable de cette situation. Le jour où elle porte plainte, elle se sent à nouveau rabaissée par ceux qui doivent la protéger.
Des associations peuvent aider les femmes victimes de violences.

Trois hommes sont jugés ce mercredi après-midi en comparution immédiate pour violences conjugales. L’opportunité pour le Procureur de la République, David Charmatz, d’interpeller l’opinion publique.

Ils ont 44 ans, 31 ans et 23 ans

Deux autres prévenus seront jugés dans un ou deux mois et un sixième individu ce vendredi. « Malheureusement il n’y a rien d’exceptionnel, les violences conjugales sont un phénomène qui dure et perdure mais le Parquet de Saint-Etienne a traité 6 dossiers  en 48 heures. » explique David Charmatz. Selon le Procureur, ceci est révélateur d’une situation sur laquelle « il faut se pencher et réfléchir ». C’est également une façon d’interpeller. « Peut être qu’on ne fait pas assez peur aux auteurs de ces violences. En faisant juger en comparution immédiate trois hommes, le message est clair : oui, lorsqu’on est violent à l’intérieur de son couple, on passe de nombreux mois et peut-être même plus en détention. »

L’alcool en toile de fond

Sur les six dossiers de cette semaine, trois ont comme circonstance aggravante l’alcool. « Il désinhibe et certains passent à l’acte alors qu’ils ne l’auraient pas fait à jeun. » Le Procureur insiste sur le fait que les services de gendarmerie et de police mettent tout en ouvre pour faciliter les dépôts de plainte. Dans le Département de la Loire, trois assistantes sociales sont dédiées à ce sujet et accompagnent les femmes victimes lors des enquêtes.

VIOLENCE CONJUGALE Main d'une femme qui dit stop *** Local Caption *** « J’ai subi trente ans de violence conjugale » Société. La femme violentée par son conjoint a honte et se croit coupable de cette situation. Le jour où elle porte plainte, elle se sent à nouveau rabaissée par ceux qui doivent la protéger. Des associations peuvent aider les femmes victimes de violences.

Journaliste
Chroniqueuse