Meurtre d’Annie Toinon : ses deux fils dans le box des accusés

Balance justice

3 ans et demi après le meurtre d’Annie Toinon, retrouvée le crâne fracassé à son domicile de Saint-Galmier, ses deux fils adoptifs comparaissent à partir d’aujourd’hui devant les Assises de la Loire pour assassinat avec préméditation.

Le procès s’étendra sur six jours, le temps nécessaire pour démêler une affaire complexe : contexte familial difficile, versions divergentes. Le temps aussi d’auditionner la vingtaine de témoins appelée à s’exprimer à la barre. Un procès très attendu pour Bernard Toinon, le mari de la victime et père des deux prévenus.  Son avocat, Maitre Vérilhac, décrit un homme « ébranlé par les indices de culpabilité de ses deux enfants tout en abordant le procès avec espoir » ; l’espoir sans doute de retrouver l’apaisement quelque soit l’issue de cette affaire. En attendant, les deux frères de 27 et 28 ans, sous contrôle judiciaire depuis leur sortie de prison, comparaissent libres. Le verdict est attendu vendredi prochain.

Rappel des faits :  le 15 juillet 2010, scène d’horreur à Saint-Galmier. Annie Toinon est retrouvée morte dans sa chambre par une de ses amies. La quinquagénaire baignait dans son sang, la tête et la mâchoire fracturées à coups de barre de fer.
Deux des 4 enfants de la victime sont placées en garde à vue quelques jours plus tard et ne cessent, depuis, de clamer leur innocence. Après s’être mutuellement accusés, aujourd’hui leur ligne de défense est claire : ils contestent toute responsabilité.
Le parquet indique en tout cas disposer d’indices solides mais alors pourquoi un tel crime ? Pour quel mobile ? Autant de questions qui seront soulevées durant cette semaine de procès.