C’est officiel : la future prison de la Loire sera construite à Saint-Bonnet-les-Oules

L'ancien ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, lors de sa visite à la maison d'arrêt de La Talaudière en mars 2017

Le ministre de la justice Jean-Jacques Urvoas a fait le déplacement à la maison d’arrêt de la Talaudière pour annoncer la nouvelle. « Sauf proposition soudaine » , la future prison ligérienne verra le jour à Saint-Bonnet-les-Oules. Un site évoqué il y a déjà 4 ans.

Livraison en 2023

Après plus de deux heures de visite, le Garde des Sceaux n’a pas sourcillé au moment d’évoquer le site ligérien… 28 terrains ont été étudiés au total, 3 nouveaux ces dernières semaines mais « celui qui est le plus à même de recevoir le futur établissement décidé il y a 4 ou 5 ans est celui de Saint-Bonnet ». De quoi refroidir les opposants au projet… Un projet plus avancé qu’il n’y parait : il est déjà financé et inscrit pour la 4ème année de suite au budget de l’Etat (65 M d’euros). « Aux techniciens maintenant de lever les difficultés techniques et aux marchés d’être lancés pour que les entreprises puissent être sélectionnées », a conclu le ministre.

Une réhabilitation ? « Hors de prix »

La future enceinte accueillera entre 500 et 550 détenus. La construction d’un bâtiment neuf semble inévitable étant donné la vétusté de la maison d’arrêt de la Talaudière qui date de 1968. D’importants travaux ont pourtant été entrepris ces dernières années : 3,5 M d’euros depuis 2012. L’élection présidentielle peut-elle avoir une incidence sur le choix définitif ? « Rien n’est techniquement impossible mais j’avance ».

Les opposants y croient encore

Sur sa page Facebook, l’association « Non à la prison à Saint-Bonnet-les-Oules » continue d’affirmer que rien n’est acté, remettant même en cause les informations données par la presse.  Elle en appelle au Président de Saint-Etienne métropole Gaël Perdriau pour l’aider à trouver, dans un délai de quatre semaines, un autre terrain plus adapté. Sauf que d’après le Ministre, ce terrain n’existe pas.

L'ancien ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, lors de sa visite à la maison d'arrêt de La Talaudière en mars 2017

Journaliste