Hausse des cas graves de Covid : déprogrammations dans les hôpitaux de la Loire

Photo Facebook Hôpital du Gier

Les hôpitaux de la région Auvergne-Rhône-Alpes doivent s’organiser pour faire face au Covid.

L’Agence Régionale de Santé demande ce vendredi aux établissements de santé publics et privés de l’Isère, de la Loire et du Rhône de procéder à des déprogrammations pour pouvoir prendre en charge les cas graves de covid, qui augmentent.

Selon les chiffres de ce jeudi soir (15 octobre), l’ARS précise que 1567 personnes sont hospitalisées dans la région pour Covid-19 (571 dans le Rhône, 307 dans la Loire, 242 en Isère) dont 254 sont en service de réanimation ou de soins intensifs (112 dans le Rhône, 49 dans la Loire, 36 en Isère).

Actuellement, 671 lits de réanimation sont ouverts dans la région contre 559 habituellement avec une possibilité d’armer jusqu’à 1 300 lits mais qui supposerait une déprogrammation complète des activités au profit de la Covid-19, ce qui n’est pas envisagé aujourd’hui ni souhaitable.

Activité non urgentes 

Ces déprogrammations sont demandées par l’ARS dès ce lundi 19 octobre, et pour 15 jours. Cela concerne toutes les activités opératoires et interventionnelles non urgentes et sans préjudice de perte de chance avérée à court terme pour les patients. L’ARS précise que cette déprogrammation ne concerne donc pas la chirurgie ambulatoire ni les activités de médecine.

L’ARS a également demandé aux établissements de santé du territoire ex-Auvergne, pour lesquels la situation est moins critique à ce stade, de se tenir prêt à activer des lits de réanimation en moins de 48 heures si la situation l’exigeait. Cette déprogrammation doit être réalisée sous la concertation et la coordination des établissements désignés par l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes comme pilote sur les territoires concernés.

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