Jean Castex : pas d’annonces, mais une rencontre

Pas d’annonce, mais une rencontre, hier lors de sa visite à Saint Etienne : le premier ministre Jean Castex est venu encourager les équipes du CHU où il est resté presque trois heures à échanger avec les soignants et les élus.

Cette visite s’inscrit dans un contexte épidémique très tendu dans la Loire, qui reste l’un des départements les plus touchés de France sur cette deuxième vague… Les derniers chiffres de l’Agence Régionale de Santé publiés samedi soir font état de 896 patients hospitalisés, le double de la première vague, au Printemps. 95 patients sont en réanimation ce dimanche matin dans la Loire, et 10 nouveaux décès ont été enregistrés ces dernières 24 heures.

La solution : les gestes barrières

Pour Jean Castex, le message est clair : on ne pourra pas ajouter de lits dans les hôpitaux. Par contre, on peut réduire l’épidémie, en accentuant les gestes barrières. « On nous dit toujours d’ouvrir des lits, mais ce n’est plus possible ! La solution, c’est d’empêcher les flux, c’est à dire d’agir en amont pour stopper l’épidémie par les mesures barrières qu’on a prises. La seule solution est là », a-t-il indiqué hier lors de sa visite au sein du service réanimation du CHU de Saint Etienne. Quand à la demande faite il y a quinze jours pour l’installation d’un hôpital de campagne militaire pour désengorger les hôpitaux du département, le premier ministre s’oriente davantage vers une amélioration des évacuations sanitaires. Il a annoncé hier un soutien financier pour les familles, afin qu’elles puissent suivre les patients évacués sur d’autres sites.

Par Boris Blais,
Journaliste
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