Logement indécent : un guide édité par la CAF à destination du grand public

LOGEMENT INDECENT

La Caisse d’allocation familiale de la Loire et l’Adil (agence départementale d’information sur le logement) veulent sensibiliser la population susceptible d’occuper un logement indécent.

Une auto-évaluation

Ce guide est donc destiné au particulier, locataire ou propriétaire, qui peut auto-évaluer son logement. Est-il décent ou non ? Absence de chauffage, installation d’eau insuffisante, branchements électriques vétustes, absence d’intimité ou mauvaise aération font partie des critères. Ce guide, édité pour la première fois, informe la population sur les démarches et les recours existants : « non le locataire n’est pas seul », explique Clotilde Robin, présidente de l’Adil de la Loire, « il peut se faire aider par les juristes des Maisons Départementales de l’habitat et du Logement (MDHL) à Saint-Etienne, Roanne et Montbrison. C’est anonyme et gratuit. » Les travailleurs sociaux, assistantes sociales, ou les infirmières libérales sont souvent les premiers, sur le terrain, à être en contact avec la population touchée.

9 500 logements potentiellement insalubres

Beaucoup de personnes n’ont pas toujours conscience d’occuper un logement indécent. Il y a aussi des propriétaires qui n’hésitent pas à louer des logements en très mauvais état. On estime à 9 500 le nombre de logements privés potentiellement insalubres à l’échelle de la Loire. Le milieu rural n’est pas épargné. L’insalubrité est l’étape supérieure à l’indécence : « certains cas sont parfois irréversible », explique le directeur de l’Adil Denis Tabourot, « ce guide se veut simple, concret et pragmatique ». Un nouveau critère de décence a fait son apparition il y a quelques mois dans les textes de loi : la présence de nuisible (insectes, rongeurs…).

Journaliste