L’université de Saint-Etienne face à l’augmentation constante du nombre d’étudiants

michèle cottier

Les universités françaises sont surchargées en France avec cette année 40 000 étudiants supplémentaires. Soit deux fois la capacité de l’université de Saint-Etienne ! Jean Monnet ne fait évidemment pas exception. La rentrée 2016 est moins difficile que l’an dernier, reconnait la présidente Michèle Cottier, avec des effectifs stabilisés autour de 20 000 mais « il n’y a toujours pas de moyens supplémentaires ». L’évolution est constante depuis 10 ans : on est passé de 14 000 étudiants à 20 000. +4% entre 2015 et 2016. Les filières naturellement en tension sont les filières Staps et sciences de l’éducation :

« Il faut des salles adaptées pour accueillir les étudiants dans de bonnes conditions »

« La seule solution serait de refuser des étudiants et donc de les choisir par tirage au sort »

Capacité d’accueil, le projet Idex, ou l’insertion professionnelle, retrouvez l’interview complète ici :

Une trentaine d’étudiants migrants en majorité syriens

Associée à la vague migratoire, l’université Jean Monnet doit faire face à l’augmentation du nombre d’étudiants migrants (réfugiés, demandeurs d’asile…). La prise en charge de ce public un peu particulier passe par un effort financier. A commencer par l’exonération, pour certains, des droits d’inscription. Exemple pour un étudiant qui suivra une formation intensive au français langue étrangère, le coût est de 3 000 euros à Saint-Etienne (l’un des CILEC les moins chers de France). Leur leitmotiv selon le service des relations internationales : obtenir un diplôme supplémentaire pour ensuite contribuer à la reconstruction de leur pays.

Journaliste