Un réseau de proxénètes chinois jugé à Saint-Etienne

Le Palais de Justice de Saint-Etienne / photo ACTIV

Le procès d’une dizaine de ressortissants chinois s’est ouvert hier devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne. Quatre d’entre-eux qui étaient basés en région parisienne, considérés comme les organisateurs, sont en détention provisoire depuis leur interpellation par la gendarmerie, en mai 2018.

Les six autres qui comparaissent libres sont les standardistes du réseau, des femmes maitrisant le français et le chinois, qui faisaient le lien entre les futurs clients des prostituées qui répondant à des annonces de massage sexuelles sur des sites internet de type Vivastreet. Elles présentaient les services et tarifs et orientaient les clients vers des logements loués pour de courtes durées (d’une semaine à un mois).

Des prostituées « actives » dans de nombreuses villes

Sur une année, les enquêteurs ont retrouvé le passage des prostituées de ce réseau (estimé à une quarantaine) dans 146 villes en France. Dont Saint-Etienne où a débuté l’enquête. Elles avaient de objectifs chiffrés et devaient générer un chiffre d’affaire de 10.000 à 20.000 Euros par mois.

Un Chinois de 34 ans titulaire d’un master en informatique obtenu en France, sortie de prison en 2015 où il purgeait une condamnation pour proxénétisme, est accusé d’être celui qui a organisé le réseau à travers les annonces passées sur internet, entre les protagonistes, à l’aide de groupes de discussion avec les applications QQ et Wechat, en louant les appartement. Une Chinoise de 32 ans, est quant à elle accusée d’être avec son frère et son compagnon, l’organisatrice des recrutements des prostituées et des standardistes. Et de collecter les gains, évalués à plusieurs millions d’euros par an.

Les personnes impliquées sont poursuivies pour proxénétisme aggravé et encourent jusqu’à 10 ans de prison.

Le Palais de Justice de Saint-Etienne / photo ACTIV

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