Les aides à domicile et auxiliaires de vie tirent la sonnette d’alarme

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Les salariés de l’AIMV qui existe depuis plus de 60 ans dans la Loire et emploie 1 200 personnes, ont défilé dans sept villes ligériennes en début de semaine : Saint-Etienne, Feurs, Firminy, Rive-de-Gier ou encore Montbrison. On fait le point sur leurs revendications.

Des salaires trop faibles

Les auxiliaires de vie demandent plus de reconnaissance et surtout des moyens budgétaires pour revaloriser leur salaire. Ils sont soutenus par leur direction. Jocelyne Labouré est directrice générale de l’AIMV : « C’est un métier pénible, difficile mais qui porte d’importantes valeurs. Un auxiliaire reste au SMIC tant qu’il n’a pas 10 ans d’ancienneté ! L’indemnité kilométrique est de 35 centimes d’euros du kilomètre, une somme ridicule. Nos salariés se déplacent tout le temps et avec leur véhicule personnel. »

Le droit de vieillir dans la dignité

« Nous avons du travail à proposer mais malheureusement notre secteur n’est pas attractif » enchérit Martine Gelani salariée depuis 40 ans et déléguée syndicale. Elle rappelle ce chiffre : en 2050, selon les estimations, en France, 1 habitant sur 3 sera âgé de 60 ans et plus. L’autre revendication par conséquent : la mise en place d’un véritable plan au niveau national pour le maintien à domicile des personnes âgées. Une délégation de l’AIMV a été reçue il y a quelques mois par le président de la Loire Georges Ziegler puis cette semaine en Préfecture.   

Journaliste