MC Pampille, un Vert parmi tant d’autres

MC Pampille <em>Un Vert parmi tant d’autres</em>

 

Salut Pampille ! Tu vas bien (Albin Schmitt pour Activ Radio) ?

MC Pampille : Ça va pas mal, pas trop le babaud ! Y a quand même bien la victoire des quenelles 7-1 en Ligue des Champions qui me travaille un peu mais sinon ça va. J’attends le 350 000ème album vendu et je pars en vacances à la grande motte !

 

Pampille, bien que tu sois déjà connu aux yeux d’un certain public stéphanois, notamment les supporters des Verts, beaucoup ne savent toujours pas qui tu es. Quel homme es-tu avant d’être un Vert parmi tant d’autres ?

Eh bien je suis un garagnats de la Métare où j’ai couraté toute ma jeunesse ! Un stéphanois qui descendait le cours Fauriel à pied pour aller en boîte et qui traînait place Dorian les mercredis aprem ! J’ai enchaîné les périodes de boulot et de chômage en profitant des canis pour faire mes rapidos et boire des godets ! Sinon, j’aime beaucoup la musique, je chante souvent sous la douche et c’est DJ Alain qui m’a appris comment faire de la chanforgne ! Donc depuis 2004 et notre rencontre, je chante un peu et l’album vient de sortir… on peut l’acheter en faisant ses commissions à Centre 2 ou Auchan Villars.

 

Quand bien même tu fasses partie de la génération suivant l’épopée des Verts de 1976, Jean-Michel Larqué, Dominique Rocheteau, Jacques Santini et Robert Herbin, entre autres, sont néanmoins des noms qui ne te sont pas étrangers. Comment perçois-tu cette grande époque des Verts que tu aurais probablement aimée connaître ?

L’épopée des Verts a marqué nos cœurs et nos esprits, on ne peut pas l’occulter. Saint-Etienne est l’exemple type du « c’était mieux avant ! ». On est bercé par la nostalgie depuis que l’on est pillou, la mine, Manufrance et les Verts de 76 ! Et depuis on attend que la flamme se ravive désespérément et chaque grande victoire, comme à Lyon l’année dernière, est célébrée comme une victoire en Coupe du Monde car le peuple vert est frustré et prêt à s’enflammer !

 

Un Vert parmi tant d’autres est l’intitulé de ton premier album qui est disponible à la Boutique des Verts, chez les disquaires ligériens et également à travers la France. D’où t’es venue cette passion pour la chanson hip-hop gaga ?

En fait, je buvais un canon au Café de la Gerbe, place Jacquard, et j’ai rencontré DJ Alain. On a bu ensemble et longuement parlé avant de s’abouser chacun chez soi. Il m’a convaincu de me lancer dans la musique et plus particulièrement le rap. Il m’a présenté Ousba et MC Booboul, deux rappeurs américains, qui m’ont appris comment faire cette musique. Et depuis on travaille ensemble, lui fait des instrus et moi j’écris des textes et tente de chanter. Et quand t’as le babaud ou que tu te fais du mouron, tu fais un peu de musique et ça va beaucoup mieux !

 

« Sa musique et son personnage pourraient se situer à l’occasion d’une radioscopie entre Helmut Fritz, Katerine, Stupeflip et Henri Salvador », peut-on lire dans ta biographie. Quel portrait fais-tu de toi ?

Je ne connaissais pas cette bio, ça doit être les gars de Paris qui ont fait cela. Moi, je suis simplement un stéphanois, un bout de charbon comme disent les quenelles, qui se balade dans cette ville et qui raconte sa vie dans ses chansons. Après où je me situe musicalement, je ne sais pas, peut-être entre Patrick Sébastien et Benny B.

 

Mouille le maillot fait partie des seize titres qui composent Un Vert parmi tant d’autres. Ceux-ci sont le fruit d’un travail mené à bien notamment avec DJ Alain, que tu as eu la chance de rencontrer en 2004 autour d’un verre parmi tant d’autres. Quels sont tes rapports avec le producteur de ton premier morceau, Une journée de fou ?

Avec Alain, on aime bien travailler ensemble que ce soit pour faire des vidéos ou de la musique. Il doit supporter mon accent à son goût trop prononcé et mon manque de motivation parfois, mais sinon on s’entend bien ! C’est un peu comme un rapport père-fils par moment mais avec un père immature !

 

MC Booboul et Ousba, qui font également partie de Da Blague Panthers comme ton ami de toujours Supa L’Ognon, représentent deux autres rencontres déterminantes. Qu’ont apporté ces amitiés artistiques aux musiques de ton premier disque autobiographique ?

Ousba et MC Booboul m’ont appris à rapper et donc c’est grâce à eux et Alain que je me suis lancé dans la musique. J’ai intégré les Da Blague Panthers avec mon pote Supa L’Ognon, les inventeurs du rap américain et c’est après l’expérience d’une tournée mondiale de la Loire que j’ai écrit l’album. Ils ont donc une grande influence sur mon travail, si on peut appeler ça du boulot !

 

Aurais-tu des anecdotes à partager avec tes supporters sur tes séances de travail avec ces rappeurs ligériens ?

Concernant les anecdotes elles sont nombreuses mais pas racontables, je ne voudrais pas choquer les lecteurs. Je me souviens par contre d’une rencontre de basket à Saint-Didier-en-Velay après un concert des Blague Panthers, avec moi et Supa L’Ognon contre Ousba et Booboul. Nous avions perdu et je l’ai en travers de la gorge. « Ça pue la belle ! » comme dirait Alain !

 

Mouille le maillot est manifestement le single phare d’Un Vert parmi tant d’autres, en marge d’Une journée de fou, Le cousin du Québec et A l’ombre des 7 collines notamment. Un clip loufoque a d’ailleurs été tourné au stade Geoffroy-Guichard. Que représente cette chanson pour toi ?

Mouille le maillot n’est pas caractéristique de l’ensemble de l’album car c’est une parodie d’un morceau dance des années 90. Mais, il parle de mes petits Verts et c’était essentiel pour moi, pour crier ma passion envers ce club. C’était une grande émotion de tourner dans le Chaudron pour moi, un rêve de gosse et donc un grand moment ! En tout cas, je suis allé dans le vestiaire des joueurs de l’ASSE et ça sentait pas trop le poney ! J’ai pu tirer des pénaltys sur la pelouse et je dois dire que burritos m’en a arrêté un de manière magistrale, Janot aurait apprécié !

 

Comment vois-tu l’avenir de l’ASSE ? Malgré deux récentes défaites contre Lyon, crois-tu finalement comme beaucoup à Saint-Etienne que les joueurs de Christophe Galtier sont porteur d’espoir ?

Les Stéphanois et supporters de l’ASSE ne peuvent que croire en l’avenir car depuis 81, rien ou presque n’a été gagné. Tout le monde veut croire en des jours meilleurs car le vert c’est l’espoir et c’était la couleur du Père Noël à la base. Je pense que cette équipe actuelle commence à se trouver petit à petit, elle est composée de beaucoup de jeunes et donc tous les espoirs sont permis. L’essentiel c’est qu’ils mouillent le maillot et qu’ils aillent au charbon et surtout cette année… la victoire sur Lyon dans le Chaudron, c’est l’objectif principal pour moi. C’est le seul match qu’Aulas ne peut pas acheter.

 

Dernière question Pampille… « Ne pas se procurer Un Vert parmi tant d’autres nuit gravement à la santé des Ligériens ! » pourrait être un slogan. Pour les en convaincre, tu vas à leur rencontre et défends avec beaucoup de plaisir ton œuvre discographique. As-tu déjà des projets pour 2012 ?

Il va y avoir quelques concerts en 2012 que je vais annoncer pour une tournée mondiale de la Loire ! Sinon, nous allons composer quelques nouveaux morceaux pour agrémenter le set et continuer les vidéos car c’est quelque chose que l’on adore faire. Un Pampille sous le sapin c’est une année qui commence bien !

Merci à toi Pampille et rendez-vous le 14 décembre pour ton showcase à la Boutique des Verts !

Eh bien oui, merci à toi et rendez-vous le 14/12 à la Boutique pour faire un peu de chanforgne. Je fais un bécot à tout le monde…

Regardez le clip d’MC Pampille, Mouille le maillot :

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