Cas de fièvre catarrhale ovine dans l'Allier : le nord de la Loire concerné

14 septembre 2015 à 19h06 par Clémence DUBOIS TEXEREAU

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Un cas de fièvre catarrhale ovine sur un bélier vient d'être détecté dans le département de l'Allier.  Ce qui a conduit le Ministère de l'Agriculture à prendre un arrêté « définissant les zones réglementées relatives à la fièvre catarrhale du mouton ».

La fièvre catarrhale est une maladie à virus qui touche les ruminants domestiques (bovins, ovins, caprins) et parfois sauvages. Elle n'est pas transmissible à l'homme et n'a strictement aucune incidence sur la qualité des denrées (viande, lait, etc).

Elle se transmet entre ruminants par des moucherons piqueurs. Ces insectes pouvant se déplacer sur de grandes distances, le nord du département de la Loire (150 communes allant de Roanne à Balbigny et jusque Boën-sur-Lignon) se retrouve donc dans le périmètre de protection et de surveillance, qui s'étend dans un rayon de 150 km autour du foyer.

Voir la liste des communes concernées


Les mesures mises en place dans le périmètre de surveillance sont les suivantes :

  • le recensement des détenteurs d'animaux des espèces sensibles  pour les éleveurs déclarés à l'établissement de l'élevage (EDE)  mais aussi pour les particuliers qui détiendraient ne serait ce qu'un mouton ou une chèvre ;

  • les sorties des ruminants depuis ce périmètre sont interdites sauf à destination d'un abattoir pour abattage immédiat sous réserve de la désinsectisation des moyens de transport ;

  • les bouverie et bergerie attenantes à l'abattoir doivent être désinsectisées régulièrement ;
    les éleveurs vont être sensibilisés à la reconnaissance des symptômes cliniques de la FCO qui doivent les conduire à contacter leur vétérinaire sanitaire ;

  • un dispositif de surveillance (prise de sang) va être mis en place dans le cadre d'un protocole national en cours de validation ;

  • une stratégie vaccinale est à l'étude (2 injections à 3 semaines d'intervalle) et les discussions avec les laboratoires sont en cours pour relancer la production de vaccin. Les coûts liés à la vaccination seront alors pris en charge par l'État.