Mort de Quentin : le parquet requiert la mise en examen pour meurtre de l'ancien militant stéphanois et assistant parlementaire de Raphaël Arnault

Publié : 20 février 2026 à 7h30 par Anthony Perrel

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Jacques-Elie Favrot est soupçonné d'avoir participé au lynchage entraînant la mort de Quentin, à Lyon.

Mise à jour, vendredi 20 février à 7h45 : 7 personnes suspectes ont été mis en examen dans l’affaire de la mort de Quentin dont six pour "homicide volontaire". De son côté, l'ancien étudiant stéphanois Jacques-Elie Favrot, collaborateur parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault, a été mis en examen pour "complicité de meurtre par instigation".

 

Mise à jour, jeudi 19 février à 17h15 :  Le procureur de la République a fait un nouveau point sur le dossier ce jeudi après-midi. Thierry Dran précise que 7 personnes, âgées de 20 à 26 ans, vont être mises en examen pour homicide volontaire, dont Jacques-Elie Favrot, l’ancien militant stéphanois et assistant parlementaire du député LFI Raphael Arnault. Le parquet a requis leur placement en détention provisoire. Le procureur de la République de Lyon a précisé que 2 individus avaient refusé de s’expliquer. Par contre, toutes les personnes interrogées ont contesté l’intention d’homicide et 3 d’entre elles ont reconnu appartenir à la mouvance d’ultra-gauche. Plusieurs suspects restent encore à identifier, a précisé le parquet.

 

Mise à jour, mercredi 18 février à 6h45 :  Lancien étudiant et militant stéphanois Jacques-Elie Favrot a été interpellé dans l’affaire de la mort de Quentin Deranque. Au total, 9 personnes ont été arrêtées. Dans le détail, deux femmes et sept hommes, dans les départements suivants : la Drôme, l’Aisne, l’Isère, la Haute-Loire et le Rhône. Parmi eux, il y a donc bien Jacques-Elie Favrot, l'assistant parlementaire du député La France insoumise Raphaël Arnault. Il a étudié et milité à Saint-Étienne. Le député dit avoir engagé la procédure pour "mettre fin" à son contrat de collaborateur parlementaire.

 

Mise à jour, lundi 16 février à 16h15 : "Quentin a été frappé par 6 personnes et à ce stade, il n’y a pas eu d'interpellations." Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, a tenu une conférence de presse, à 16 heures. D’après le parquet, la victime a subi des lésions mortelles, à la tête. Une enquête criminelle a été ouverte pour homicide volontaire. Il y aurait une quinzaine de témoins dans ce dossier, tous n’ont pas été entendus. Le procureur a expliqué que les auteurs étaient en cours d’identification. Il n’a donc pas voulu aborder le cas particulier de l'assistant parlementaire du député LFI, Raphael Arnaud.

 

Article de départ, lundi 16 février : Les réactions s'enchainent à la suite du drame de la fin de semaine dernière à Lyon. Un jeune homme de 23 ans, Quentin, militant identitaire, est décédé samedi après avoir été passé à tabac par un groupe de personnes. D'après le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, les suspects seraient issus de "l'ultra-gauche".

Et parmi eux, "cité par plusieurs témoins", selon les termes de Yael Braun-Pivet, figurerait un militant stéphanois (ancien membre de l'OSE CGT à l'époque où il était étudiant), désormais attaché parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, avec qui il a co-fondé le collectif "La Jeune Garde antifasciste".

Celui qui a étudié à l'UJM et qui est connu des services de police à Saint-Etienne, s'est depuis retiré de ses fonctions de collaborateur, le temps de l'enquête. Il vient de se voir interdire d'accès à l'Assemblée nationale, par sa présidente, qui se justifie : "J'ai décidé, à titre conservatoire et sans préjudice des suites de l’enquête judiciaire, de suspendre ses droits d'accès à l'enceinte de l'Assemblée nationale, afin de prévenir les troubles à l'ordre public que sa présence est susceptible de susciter."

À noter que le parquet de Lyon doit faire un point sur cette affaire ce lundi après-midi.


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