Main arrachée à Saint-Étienne : Le ministre de l'Intérieur visé par une plainte

Publié : 7h23 par Valentin Bartevian

Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur.
Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur.
Crédit : Site officiel du Gouvernement.

Deux plaintes ont été déposées dont une directement contre le ministre de l'Intérieur.

Alors qu'une enquête en recherche des causes des blessures graves a été ouverte concernant le mineur de 17 ans et 11 mois, qui a été grièvement blessé à la main droite par une grenade ce samedi 17 octobre à Saint-Etienne, la famille de la victime a déposé deux plaintes. Selon un communiqué de l'avocat de la victime, on apprend que Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur, est directement visé par une plainte qui a été déposée devant la Cour de justice de la République, soit la seule juridiction habilitée à juger des ministres en exercice. Il s’agit d’une plainte "pour complicité de ces violences aggravées".

L'avocat du mineur, qui avait décroché son baccalauréat avec la mention bien en juin et qui venait d'entamer une première année de licence en mathématiques, pointe notamment du doigt la réautorisation des grenades. "Quelques jours plus tôt, un autre mineur avait déjà eu la main arrachée par ce même type de grenade. Face à ce premier drame, le ministre de l'Intérieur avait reconnu la dangerosité extrême de ces armes en annonçant leur interdiction. Il a ensuite réautorisé leur usage. Le ministre a réintroduit ces grenades en toute connaissance de leur dangerosité. Sans sa décision, notre client aurait aujourd'hui ses deux mains. Sa réautorisation constitue une instruction dont il doit répondre". écrit Me Yassine Bouzrou, l'avocat de la victime. 

Une autre plainte criminelle a également été déposée contre l’auteur du tir "pour violences volontaires ayant entraîné une mutilation aggravés par deux circonstances : l'usage d'une arme et la qualité de personne dépositaire de l'autorité publique". 

L'inspection générale de la police nationale (IGPN) et l'inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) ont été conjointement saisies de ces investigations.

 

 

 


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