Voitures de Police incendiées à Firminy : un jeune de 16 ans mis en examen

22 décembre 2021 à 8h10 par Léa Dusson

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Un adolescent de 16ans a été mis en examen, suite à l'incendie de plusieurs voitures de la Police à Firminy. 


Trois voitures ont été incendiées à Firminy il y a quelques jours, les 12 et 14 décembre. Dans cette affaire, l’un des individus interpellés a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire avec notamment l’interdiction de séjourner sur Firminy et la Ricamarie. Malgré l’appui des images de vidéosurveillance, ce jeune de 16 ans nie toujours les faits.



Vidéo-surveillance 


Selon le procureur de la République de Saint-Etienne, les images de vidéo-surveillance ont permis de révéler la présence de deux individus le 14 décembre qui aspergent un véhicule, et jettent ce qui semble être un cocktail Molotov enflammé dessus mais manquent leur cible, et finissent par mettre le feu au liquide répandu avant de s’enfuir.



Retour sur l'enquête 


Les policiers de la BAC ont été mobilisés pour rechercher les possibles auteurs des faits et ont procédé au contrôle de trois mineurs (deux garçons et une jeune fille) à la Ricamarie, place Michalak, dont certains vêtements sentaient l’essence.

Ramenés au commissariat de Firminy, ils étaient rapidement placés en garde à vue. Ils niaient toute participation aux faits et étaient remis en liberté le 14 décembre en fin de journée dans l’attente, notamment, des résultats des examens de police technique et scientifique réalisés.


A ce titre, les vêtements des intéressés étaient analysés par le laboratoire de l'INPS qui retrouvait sur le pantalon d’un des garçons de la "coupe lourde de distillat de pétrole ", c’est-à-dire un produit de type gasoil ou fuel.


Lors d’une perquisition chez les parents de ce même individu, les policiers avaient aussi saisi un pantalon de survêtement de la même marque et de la même couleur que le vêtement porté par un des deux auteurs des faits commis le 12 décembre, tels qu’ils apparaissaient sur les enregistrements de vidéo-protection de la ville de Firminy. Ce pantalon de survêtement supportait également une trace de décoloration identique à celle visible sur ces vidéos.


Avec ces éléments, les enquêteurs plaçaient de nouveau en garde à vue les 3 mineurs ce lundi.


La jeune fille, âgée de 17 ans, qui est en fugue de Haute Loire, était rapidement mise hors de cause et sa garde à vue levée pour être confiée à un foyer.



Un autre jeune placé sous le statut de témoin assisté


En revanche, la garde à vue des deux garçons mineurs a été prolongée et ils ont été déférés ce mardi au parquet de St-Etienne pour être présentés à un juge d’instruction dans le cadre d’une information ouverte du chef de destructions volontaires du bien d’autrui par une substance explosive, un incendie ou tout autre moyen de nature à créer un danger pour les personnes, faits pour lesquels ils encourent une peine maximale de 10 ans d’emprisonnement.


Les mis en cause contestent toujours toute implication dans les faits qui leurs sont reprochés.


Le principal mis en cause a 16 ans et demeure à Saint-Etienne. Il a été établi à son encontre qu’il possédait un vêtement identique à celui porté par un des auteurs des faits commis le 12 décembre et qu’il avait, le 14 décembre, un vêtement imprégné de produit pétrolier. Il venait de plus d’être très récemment interpellé par la police, dans la nuit du 10/11 décembre, car il était soupçonné d’être l’individu qui, à leur vue, avait pris la fuite en jetant 50 barrettes de cannabis et 10 bonbonnes de cocaïne place Michalak, à la Ricamarie. Faute de preuve, il avait alors été remis en liberté et la procédure classée sans suite « auteur inconnu ».


Il a été mis en examen et a été placé sous contrôle judiciaire avec notamment interdiction de séjour dans les communes de Firminy et La Ricamarie par le juge des libertés et de la détention, saisi de réquisitions de placement en détention provisoire prises par le parquet.


Le second individu a lui aussi 16 ans réside à St-Etienne. Il a été placé sous le statut de témoin assisté, le juge d’instruction ayant considéré, qu’il n’y avait pas, à ce stade de l’information, d’indices graves ou concordantes rendant vraisemblable sa participation aux faits.


L’information judiciaire se poursuit des chefs de destructions volontaires du bien d’autrui par une substance explosive, un incendie ou tout autre moyen de nature à créer un danger pour les personnes


Une mise en examen alors que Gérald Darmanin est attendu dans la Loire ce jeudi. Le ministre de l’intérieur est attendu à Firminy et Saint-Etienne dans l’après-midi.