Loire : les profs, de l’école au lycée, en grève contre les suppressions de postes

12 novembre 2018 à 12h30 par Clémence DUBOIS TEXEREAU

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Les enseignants sont dans la rue ce lundi pour contester les suppressions de postes annoncées par le gouvernement. A Saint-Etienne, a priori le seul cortège stéphanois, 300 à 400 professeurs étaient rassemblés ce matin.

2 600 postes supprimés


Demain, mardi 13 novembre, le volet Education nationale sera discuté à l'Assemblée Nationale. Le plan prévoit la disparition de 2 650 postes dans les collèges et lycées publics. La priorité est donnée au primaire avec la création de 1 800 postes, un choix assumé par le ministre Jean-Michel Blanquer. Pour la première fois depuis 2011, l'ensemble des syndicats du primaire et du secondaire (FSU, CFDT, UNSA, SNES...) appellent à l'annulation de ces suppressions de postes.

Plusieurs témoignages au micro d'Activ


Stéphane, professeur de technologie en collège à Saint-Etienne et Bourg-Argental  : "Les collègues partent mais ne sont pas remplacés. Derrière, nous, on doit assurer ! Dans certaines disciplines comme la technologie, il n'y a personne pour faire cours aux 3ème. L'examen du brevet aura lieu mais les élèves ne sont pas préparés !"

Nicolas, professeur de mathématiques au collège de la Talaudière, pointe du doigt de son côté les sur-effectifs : "Cette année, on est passé à 30 dans tous les niveaux et à toutes les classes. Cela engendre des problèmes pour les matières qui demandent des salles spécifiques comme les sciences. Les gamins sont sur des tabourets pour suivre une manipulation qui se fait à 4 au lieu de 2.

Natacha, professeur de lettre au lycée du Forez à Feurs, est très en colère contre la réforme des lycées : "Les économies sont monstrueuses. Sur 7 postes de prof de français, un et demi va sauter l'année prochaine. Les cours de dédoublement qui permettent un accompagnement personnalisé vont disparaitre. Suppression aussi de la spécialité art et de certaines options... L'objectif est comptable ! Et ça, on ne peut pas l'entendre."