ASSE – Boulogne (0-1) : soirée noire à Geoffroy-Guichard et début d’une nouvelle ère
Publié : 16h31 par Boris Blais
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L’AS Saint-Étienne a conclu l’ère Eirik Horneland de la pire des manières. Battus à domicile par Boulogne-sur-Mer (0-1), pourtant repêché en Ligue 2, les Verts ont livré une prestation marquée par un manque criant de confiance, des individualités défaillantes et un contexte institutionnel pesant. Une défaite symbolique, qui marque la fin d’un cycle et l’ouverture d’un chantier urgent.
Titularisé sur le flanc droit pour ce qui devait être un match de relance, João Ferreira a vécu un véritable naufrage. En vingt-cinq minutes à peine, le latéral portugais a laissé son équipe à dix, exclu après deux fautes évitables, dont une dernière particulièrement grossière. Avant son expulsion, Ferreira s’était déjà illustré par plusieurs pertes de balle inquiétantes, malgré un unique éclair : un centre en retrait intéressant pour Cardona à la 22e minute. Insuffisant pour masquer une nouvelle prestation très en dessous des attentes.
Titularisé pour la première fois depuis plusieurs semaines, Irvin Cardona n’a jamais su profiter de la confiance accordée par son entraîneur pour sa dernière. Brouillon techniquement, imprécis dans ses transmissions et souvent à contretemps dans ses choix, l’ailier a symbolisé l’atonie offensive stéphanoise. Son énorme raté à quatre mètres du but, envoyant le ballon dans les tribunes, a cristallisé la frustration du public. Remplacé dès la pause, Cardona traverse une période préoccupante, bien loin du joueur décisif de la montée en Ligue 1 il y a deux ans.
Une attaque stéphanoise en panne totale
Longtemps meilleure attaque de Ligue 2, l’ASSE a perdu son statut et son aura offensive. Désormais dépassés par Reims, les Verts n’ont inscrit qu’un seul but sur leurs quatre derniers matches de championnat en 2026. Une disette inquiétante.
Stassin, en manque de confiance, a incarné cette inefficacité avec un incroyable raté à la 52e minute. Idéalement servi par Boakye, il a trop tergiversé avant de se faire reprendre au moment de frapper. Boakye, unique buteur récent, ne peut à lui seul porter une ligne offensive privée de repères et de certitudes.
Horneland, une sortie sans voix
Quelques minutes après le coup de sifflet final, l’AS Saint-Étienne a officialisé la fin de sa collaboration avec Eirik Horneland, « d’un commun accord ».
Privé de conférence de presse avant et après la rencontre, le technicien norvégien n’a pu s’exprimer que par le biais du communiqué du club, évoquant sa « grande fierté » d’avoir entraîné l’ASSE et remerciant joueurs, staff et supporters. À Geoffroy-Guichard, cette défaite face à Boulogne restera comme la fin d’une aventure marquée par un profond malaise sportif.
Philippe Montanier officiellement nommé entraîneur
Le lendemain de cette soirée noire, Philippe Montanier a été officiellement nommé entraîneur de l’équipe professionnelle masculine de l’ASSE. L’ancien gardien des Verts (saison 1999-2000) s’est engagé jusqu’à la fin de la saison, avec une année supplémentaire en option.
À 61 ans, Montanier revient à Saint-Étienne avec une solide expérience. Après une carrière de joueur riche, notamment à Caen, Toulouse ou Gueugnon, il s’est rapidement reconverti sur le banc, d’abord comme adjoint de Robert Nouzaret, avant de devenir entraîneur principal en 2004 à Boulogne, qu’il a conduit de National jusqu’à la Ligue 1.
Son parcours l’a ensuite mené à Valenciennes, à la Real Sociedad — où il a notamment lancé Antoine Griezmann — puis à Rennes, Nottingham Forest, la Fédération Française de Football, Lens, le Standard de Liège et surtout Toulouse. Avec le TFC, il a marqué les esprits en signant une montée record en Ligue 1, avant de remporter une Coupe de France historique.
Un nouveau départ sous pression
Arrivé ce dimanche matin à l’Étrat, Philippe Montanier a rencontré le groupe professionnel, accompagné de son adjoint Stéphane Lièvre. Il sera présenté officiellement à la presse ce lundi 2 février.
« Rejoindre l’AS Saint-Étienne est pour moi un moment de grande fierté », a déclaré le nouveau coach, déterminé à « transformer le projet en résultats ». De son côté, le président Ivan Gazidis a salué l’arrivée d’un entraîneur « de calibre international », capable d’apporter expérience et stabilité.
Dans un contexte tendu, Montanier hérite d’une équipe en perte de confiance, d’un public inquiet et d’un club à reconstruire. La mission est claire : remettre les têtes à l’endroit et redonner une identité à des Verts en panne de repères.
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