Canicule et vigilance rouge : les maraudes s’intensifient à Saint-Etienne

Publié : 6h00 par Alexandra Chatelard

Les éducateurs fournissent de l'eau et indiquent aux sdf des endroits frais où s'abriter

C’est l’état qui en a fait la demande. Pour protéger les personnes sans abri des fortes chaleurs, les tournées de rues deviennent plus longues. Zoom sur l’association ‘Renaître’ qui accompagne ces personnes en situation de grandes précarités.

Ils sont sur le terrain dès 10h et jusqu’à 23h les mardis et jeudis. Par binôme, des éducateurs spécialisés arpentent les rues de Saint-Etienne pour aller à la rencontre de personnes sans abri. Avec la canicule et la vigilance rouge annoncé mercredi soir, ils sont fortement exposés aux fortes chaleurs. Alors l’état a décidé d’intensifier l’aide apportée à ces individus. Norbert, qui participe à des maraudes depuis 4 ans essaye toujours d’établir un lien de confiance avec les personnes qu’il rencontre : « on discute avec eux, on cherche à savoir s’ils veulent de l’aide. Le but c’est de les mettre en lien avec des centres d’hébergement et des demandes d’employés pérennes. » Et ces maraudes vont au-delà de Saint-Etienne. Certaines sont organisées entre Rive de Gier et Firminy, ainsi que Bonson et Andrézieux-Bouthéon.

Et sur leur chemin, ces éducateurs retrouvent généralement les mêmes individus au fil des semaines. Alors un quotidien s’installe et leur permet de construire un vrai lien de confiance. Steven, sans domicile fixe depuis 7 ans, souffre de la chaleur dans le centre-ville de Saint-Etienne. Il croise chaque jour les binômes d’éducateur et échange avec eux : « ils nous apportent des bouteilles d’eau, du café et ils nous présentent les associations relais qui peuvent nous permettre d’obtenir un appartement ». Steven devra attendre Septembre pour obtenir une place dans une location à petit prix. D’ici là, il va devoir continuer à supporter les fortes chaleurs.  

L’association ‘Renaître’ organise des maraudes à l’année, pas seulement en période de canicule, mais aussi en plein hiver. « Quand vous êtes à la rue, l’insécurité c’est 365 jours par an ». C’est ce que nous rappelle Mylène Martin, chef de service de l’association, qui se bat pour une meilleure considération du travail de sa structure et surtout davantage de fonds. Et les mesures prises par l’Etat sont déjà un bon début...


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