Fusion du CHU de Saint-Etienne et de l'ICLN : 8 oncologues recrutés suite à la vague de démissions

17 décembre 2021 à 13h20 par Nicolas Georgeault

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Le CHU de Saint-Etienne et l’Institut de Cancérologie de la Loire Lucien-Neuwirth vont fusionner. A partir du 1er janvier, les deux établissements ne feront plus qu’un.



De nombreux problèmes résolus


Huit nouveaux oncologues ont été recrutés, et vont rejoindre le CHU entre janvier et novembre. Ils remplacent les neuf spécialistes du cancer de l’ICLN (sur les dix que comptait l’établissement) qui sont partis dans le privé suite à l’annonce de la fusion des deux établissements. Trois assistants hospitalo-universitaires vont également intégrer le CHU.


Si le CHU devrait connaitre des « difficultés au début de l’année » lors de la transition, l’ensemble des cancers continueront d’être pris en charge a expliqué Xavier Simoëns, l’actuel président de la CME (Commission médicale d'établissement) de l’institut de cancérologie. A partir du 1er janvier 2022, il intégrera le CHU en tant que chef du pôle cancérologie.


Malgré les vives protestations et les tensions passées, les syndicats de l’ICLN ont signé un accord avec la direction. Moins de cinq employés ont finalement décidé de quitter l’établissement. Ils seront environ 450 à intégrer le CHU qui comptera désormais près de 8 000 employés.



L'aspect financier


Le CHU va devenir le 20ème plus gros budget parmi les 32 établissements hospitaliers que compte la France (il occupait auparavant la 26ème place). Les patrimoines vont fusionner et le budget annuel sera de 710 millions d’euros. Il sera présenté à l’ARS, l’Agence Régionale de Santé, le 31 janvier.


La dette ne devrait désormais plus limiter les possibilités d’investir a expliqué Olivier Bossard, le directeur du CHU de Saint-Etienne. Elle est toujours estimée à environ 200 millions d’euros, mais elle a été divisée par deux depuis 2010.


De l’argent va notamment être injecté dans différentes technologies comme un nouvel accélérateur de particules ou un traitement nommé « Car-T Cells », qui vise à lutter contre le cancer du sang et devrait être opérationnel à partir de septembre. « Les innovations thérapeutiques seront supérieures à celles actuellement proposés » par l’ICLN a souligné Xavier Simoëns.