Opéra de Saint-Etienne : une plainte déposée contre Gaël Perdriau

Opéra illustration @Pixabay

Les CDD s’enchainent à l’Opéra de Saint-Etienne. Une situation qui, selon la Fédération CGT Spectacle, pèse sur le régime d’assurance chômage et crée une précarité importante pour les artistes qui peuvent notamment ne pas être reconduits du jour au lendemain sans aucune justification. Le syndicat a décidé de porter plainte cette semaine contre le maire de la ville. 

Contrats précaires et travail dissimulé

Situation critique pour les artistes de l’Opéra de Saint-Étienne : une plainte vient d’être déposée cette semaine par la Fédération CGT Spectacle contre le maire de la ville, Gaël Perdriau, qui est l’employeur de ces intermittents.

Le syndicat dénonce le recours systémique à des contrats précaires et du travail dissimulé. Les CDD s’enchainent pour les membres du chœur et de l’orchestre, comme l’explique Lucie Sorin, du syndicat français des artistes interprètes :

« On est quand même sur des personnes qui enchainent un nombre de CDD énorme et qui sont dans une précarité qu’ils ne devraient pas connaitre. (…) Aujourd’hui on demande à la mairie de Saint-Etienne est-ce-que l’Opéra est essentiel à Saint-Etienne ? Si oui, qu’est-ce qu’on fait concrètement pour améliorer les conditions de travail mais améliorer la présence de l’Opéra ».  

 

Une plainte du syndicat motivée notamment par un arrêt de la Cour de cassation il y a plus d’un an, en faveur d’un ex-choriste de l’Opéra de Saint-Étienne. Ce dernier avait enchainé 55 CDD avant d’être remercié « du jour au lendemain » selon la Fédération CGT Spectacle. La ville avait du verser 50 000 € de dommages et intérêts.

Que dit la ville ?

De son côté, la municipalité souligne que « la CGT spectacle a, bien entendu, la légitimité de faire une communication  sur le sujet des intermittents de manière générale, en revanche, elle ne représente personne dans les personnels non permanents de l’opéra de Saint-Etienne. 

De son côté, la ville de Saint-Etienne a un souci constant de dialogue constructif avec les personnels non permanents de l’opéra de Saint-Etienne, plus particulièrement les chœurs et les musiciens de l’orchestre, et ils se rencontrent régulièrement. 
Ils sont d’ailleurs informés que Marc Chassaubéné  les a conviés, depuis déjà un petit moment maintenant, à un prochain rendez-vous, pas plus tard que la semaine prochaine,  avec les représentants des chœurs et des musiciens de l’opéra de Saint-Etienne, comme il s’y était engagé lors d’une précédente réunion, des réunions auxquelles ne participent pas la CGT spectacle, car n’étant pas représentative des personnels non permanents de l’opéra de Saint-Etienne. D’où certainement cette communication aujourd’hui à la bourse du travail.
Concernant l’organisation ce jour, toujours par la CGT spectacle, d’une information  sur les conséquences d’un arrêt de la Cour de cassation, datant de plus d’un an, décidant l’indemnisation d’un ancien choriste,  là aussi, la ville de Saint-Etienne travaille, dans un dialogue apaisé et dans un esprit serein avec l’ensemble des personnels artistiques de l’opéra de Saint-Etienne comme elle le fait très régulièrement, y compris durant la période de confinement liée à la crise sanitaire de la Covid ». 

Opéra illustration @Pixabay

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