Propos racistes envers Denis Bouanga : un seul supporter condamné

Photo Twitter Denis Bouanga

Le tribunal vient de rendre sa décision ce mercredi après-midi dans l’affaire de la vidéo contenant des propos racistes et xénophobes. Une vidéo envoyée sur Snapchat en avril à Denis Bouanga, le joueur de l’AS Saint-Etienne. 

500 euros d’amende 

Un seul supporter a été condamné, il écope d’une amende de 500 euros.  Ce dernier devra également verser 500 euros à l’association SOS racisme. 

La sanction maximale requise

Le procureur avait requis 1500 euros d’amende et un stage de citoyenneté (la sanction maximale pour une injure raciste non publique) contre chacun des accusés, six hommes âgés de 22 à 29 ans. Devant le tribunal, seul l’un d’eux a reconnu avoir insulté le joueur, bien qu’ils se disent tous « désolés » des propos tenus. Ils avaient expliqué être alcoolisés, dans « l’euphorie du moment« , et ils ont affirmé ne pas savoir qui a proféré les insultes dont ils sont accusés.

L’association SOS racisme Loire qui s’est portée partie civile avait aussi réclamé 800 € de dédommagement.

Une vidéo sur les réseaux sociaux

Le 3 avril dernier, Denis Bouanga est insulté dans une vidéo éphémère reçue sur son compte Snapchat. Des propos racistes et xénophobes comme « rentre chez toi ! » sont tenus à l’encontre du joueur. Il a le réflexe de filmer avec un autre téléphone avant que la vidéo ne s’efface.

Il ne la rend pas publique mais la montre à ses coéquipiers et ses dirigeants qui convoquent les responsables des Magics Fans. La vidéo a été tournée dans leur local. Les auteurs sont exclus du groupe de supporters.

Les responsables des Magics Fans présentent en personne leurs excuses aux joueurs avant de publier un communiqué sur leurs réseaux sociaux.

Les poursuites judiciaires

La même journée que les Magics Fans, L’ASSE publie son communiqué. le club condamne « une vidéo à caractère raciste » et indique avoir « d’ores et déjà saisi le Procureur de la République de ces faits. » L’AS Saint-Etienne porte plainte contre X pour insultes racistes et le parquet de Saint-Etienne ouvre une enquête.

Après une période de silence, Bouanga choisit lui aussi les réseaux sociaux pour s’exprimer. Il parle d’une « vidéo nauséabonde ». Il demande également une « sanction exemplaire ».


Le soutien de SOS Racisme

Denis Bouanga a notamment reçu le soutien de SOS Racisme Loire. L’association a annoncé dans un message sur les réseaux sociaux se constituer partie civile.

Said Hamimi, le responsable du pôle juridique SOS Racisme Loire revient sur le rôle de l’association :

Cette affaire a été l’occasion pour SOS Racisme Loire d’avoir des contacts avec l’ASSE. Said Hamimi raconte :

Photo Twitter Denis Bouanga

Journaliste/Reporter