Rentrée des classes : situation tendue dans les compagnies de bus scolaires

30 août 2022 à 7h00 par Quentin Verchère

rentrée

J-9 avant le retour en classe ! Mais une question intrigue toutefois les parents, leurs enfants pourront-ils aller à l'école en bus ? Dans notre région, en Auvergne-Rhône-Alpes, près de 1 000 conducteurs manquent à l'appel…

Un manque de motivation depuis la covid

La France fait face à une pénurie de chauffeurs ! En effet, ils seraient près de 8 000 à être absents dans tout le pays. Mais alors comment ce chiffre peut-il s'expliquer ? Michel Nunes, directeur d'exploitation chez Philibert Transport nous a répondus.

" Cette pénurie ne date pas d'aujourd'hui, ce n'est pas une activité qui plaît aux jeunes conducteurs du fait que les amplitudes peuvent être importantes et les journées peuvent être découpées en plusieurs fois et la covid ne nous a pas aidé. Beaucoup de conducteurs se sont orientés dans d'autres domaines, où il y a moins de contraintes".

Et dans la Loire ?

Basée à Lyon, l'entreprise est également présente dans la région, dans le secteur d'Andrézieux. Néanmoins, la situation n'est pas si tendue dans la Loire, comme le déclare Michel Nunes.

"Nous aujourd'hui pour pouvoir assurer notre activité il faudrait 36-37 conducteurs sur la Loire et aujourd'hui on est à 35-36. Heureusement on a la chance d'avoir des mécanicens et des exploitants qui ont le permis. On est vraiment à flux tendu, il ne faut pas qu'il y est de maladie pour assurer nos scolaires car sinon ça peut tout de suite nous pénaliser". 

Laurent Wauquiez interpellé à la Région

Pour Najat Vallaud-Belkacem et son groupe, la Région Auvergne-Rhône-Alpes peut et doit agir. À noter que 1000 postes sont toujours vacants en Auvergne-Rhône-Alpes, soit le plus haut taux de France. Alors que dans le même temps, la Région Occitanie a recruté récemment 550 chauffeurs, en organisant des portes ouvertes puis en finançant la formation des candidats retenus. 

Vous l'aurez compris, à une semaine de la rentrée, la situation n'est pas des plus stables pour les compagnies de bus scolaires, qui font face à une pénurie qui pourrait toucher environ 400.000 enfants.